Découvrez les principales mesures issues du discours du Président de la République, « une nouvelle politique pour les banlieues », dans le domaine de la sécurité et de la citoyenneté.
- Renforcement des Groupes d’intervention régionaux (GIR) et recentrage sur la mise à jour de l’économie souterraine.
- Déploiement de 200 « unités territoriales de quartier » et renforcement des effectifs de police dans les départements les plus marqués par la violence à hauteur de 4000 policiers en trois ans.
- Déploiement de compagnies spécialisées contre les violences, d’une centaine d’hommes, au recrutement sélectif.
- Recrutement de réservistes expérimentés comme délégués à la cohésion police/population.- Recrutement de « volontaires citoyens de la Police Nationale ».
J'animerai le mardi 11 mai 2010 prochain entre 19h00 et 20h00 un chat sur la dynamique espoir banlieues dans le département au cours duquel je répondrai en direct à toutes les questions que vous vous posez sur le sujet...
Bonjour,
Pourriez-vous me dire en quoi consiste le volontariat citoyen ?
Qui peut être volontaire, pour quelle durée ?
Cela est coûteux mais il faudrait équiper petit à petit chaque commune de caméras.
Il faut des peines beaucoup plus sévères pour tous les délinquants même mineurs.
En France, la justice n’est pas assez sévère.
Onze sites pilotes ont été chargés d’expérimenter le service volontaire citoyen de la police nationale. Il est destiné à permettre à ceux qui le souhaitent de s’engager au profit de la collectivité et de contribuer par leurs actions à l’amélioration de la sécurité et de la tranquillité publiques au quotidien.
Les VCPN bénéficient de la protection du statut de collaborateur bénévole du service public mais ne disposent d’aucun pouvoir de police. Ils peuvent néanmoins utiliser, s’ils le souhaitent, un signe distinctif, permettant leur identification immédiate.
Cette courte explication peut paraître séduisante mais au-delà des mots, il subsiste un danger évident de dérive vers une « milice d’état » si on ne prend pas un maximum de précautions avec ce type d’initiatives.
Pour ma part et sans polémique aucune, la sécurité publique est une mission régalienne et ceux qui assument cette mission doivent être des fonctionnaires parfaitement formés et naturellement payés. Prendre des jeunes de 17 ans sous l’angle vertueux de « l’engagement public » pour remplir des missions de sécurité me parait dangereux.
Par ailleurs, la délivrance d’un agrément par la préfecture, autorité administrative, me semble confisquer le rôle du procureur de la République qui seul, devrait pouvoir être habilité délivrer cette autorisation…
Bravo pour ce Blog, c’est une heureuse initiative !
à Reney : Le déploiement des moyens de protection dans le respect des libertés publiques constitue un instrument essentiel de prévention et de lutte contre l’insécurité. L’État aide financièrement le développement de la vidéo protection dans le cadre d’une démarche partenariale avec les élus locaux pour améliorer la prévention de la délinquance et la sécurité de nos concitoyens. Les effets immédiats liés à la vidéo protection sont la dissuasion de la délinquance par une présence ostensible des caméras ou par une information sur leur présence. Il s’agit également d’un outil efficace pour l’identification et donc l’interpellation des auteurs d’infraction qui permet également d’appuyer les procédures judiciaires.
à Loic Lofficial : L’Etat, premier responsable de la sécurité des personnes et des biens, doit garantir à tous un égal accès à ce droit fondamental. Dans cette perspective, la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, a créé, un service volontaire citoyen de la police nationale. Ce dispositif a pour objet de mobiliser et de regrouper les personnes qui veulent exprimer leur citoyenneté de manière active au bénéfice de la collectivité dans le cadre des missions du service public de la police nationale. Le citoyen volontaire doit participer à des actions de prévention, de communication et d’information, de médiation sociale et de sensibilisation au respect de la loi, de solidarité et de renforcement du lien entre la Nation et sa police. Les dossiers de candidatures peuvent être retirés et déposés dans le commissariat de résidence. Ce dispositif s’adresse à tous les publics, sous réserve des conditions législatives d’admission. Le candidat doit être âgé d’au moins dix-sept ans au jour de la signature de l’engagement à servir.
Les citoyens volontaires peuvent aider la police, compléter son action, mais il n’est pas question qu’ils la suppléent dans ses fonctions régaliennes. Merci de votre intérêt pour ce blog !