Une des priorités de la politique de la ville dans ce département est d’aider les jeunes issus de l’immigration ou des milieux défavorisés à trouver un emploi et une place dans la société, et à faire reculer les discriminations dont ils sont l’objet en matière d’embauche.En cette matière, plus que dans d’autres, il est essentiel de communiquer pour faire évoluer les mentalités.
J’accorde beaucoup de prix aux actions de sensibilisation qui doivent permettre de convaincre sans chercher à culpabiliser. Il est important de mettre en valeur ceux de nos concitoyens, issus de l’immigration et des quartiers sensibles qui ont des réussites que je qualifierais d’ordinaires et les talents des cités qui doivent davantage être reconnus.Je vous invite à apporter votre témoignage et à exprimer votre opinion sur les questions d’emploi et de développement économique.
J'animerai le mardi 11 mai 2010 prochain entre 19h00 et 20h00 un chat sur la dynamique espoir banlieues dans le département au cours duquel je répondrai en direct à toutes les questions que vous vous posez sur le sujet...
lorsque l’on a grandit dans les quartiers, on ne devrait plus se contenter de nous filer des postes d’animateurs. Aujourd’hui il existe un tas de jeunes de nos quartiers en particulier les filles qui ont plein de diplômes et qui pourraient intégrer des postes a responsabilités ( encadrement , finance etc..). On devrait ouvrir les postes de conseillers mission locale à des personnes qui connaissent bien le territoire en qui les jeunes ont confiance
voilà un petit commentaire
JE DECOUVRE
Monsieur le Prefet, je viens de lire ces deux mails qui ne vont pas assez loin à mon sens, je travaille dans le milieu de l’insertion professionnelle : la prefecture devrait donner l’exemple et choisir d’aller chercher dans les missions locales des cv de jeunes tout à fait capable de faire ce que font tous les vacataires de prefecture dans les mois un peu tendu ou il faut renforcer tel ou tel service. Je sais de quoi je parle je vis dans les yvelines et je connais bien la régle de toujours donner la priorité aux enfants du personnel ( profil je viens d’avoir le bac et j’ai besoin d’un petit boulot cet été) mais comme maman travaille en prefecture personne de me mettra la pression et je ne serai pas submergé de boulot, la bonne planque quoi !
ces postes devraient etre fleché à nos jeunes des quartiers qui savent tout comme les autres remplir des tahces administatives, leur remettre les pieds à l’étrier, les prefectures sont des endroits plein de symboles, en étant fil de parents immigrés mes parents auraient été fier de savoir que je quitte même pour quelques mois les petits boulots d’intérim pour mettre comm ondit dans le jargon » une ligne supplémentaire dans le cv » qui serait presque un gage de sérieux pour un jeune
j’aimerais comprendre pourquoi nos enfants apprennent dès leur plus jeune âge, ce qu’est la discrimination !!
dans ma ville il y a plusieurs ecoles primaires et je ne sais pas pourquoi tous les enfants « issu de l’immigration » se retrouvent « entre eux » dans des classes surpeuplées ! Quelle est la règle de repartition ?
Monsieur Le Préfet,
J’aimerai vous transmettre une information concernant les intervenants sur le terrain.
Depuis la création de mon association en 2002, je n’ai jamais eu aucun souci lors de mes permanences.
Malheureusement, dernièrement alors que j’étais en permanence pour un projet qui consiste à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes en situation de précarité, un jeune est entré sans autorisation dans mon bureau pendant que j’étais en entretien individuel, il voulait que je l’inscrive pour ce projet. Je lui ai expliqué qu’il fallait qu’il remplisse certains critères de sélection.
Ces critères ont été expliqués lors d’une réunion de présentation du projet. Il n’était pas présent à la réunion et ne remplissait pas les conditions pour être sélectionné. Il m’a arraché un dossier des mains, l’a froissé et l’a mis à la corbeille.
Ensuite, il m’a menacé que c’était la dernière fois je mettais les pieds à cette permanence.
Moi-même, je suis issue de l’immigration et j’ai subi des situations d’expulsions malgré mes diplômes et mes expériences professionnelles.
J’ai mis en place cette association pour aider les personnes issues de l’immigration ou en situation de précarité à être reconnues.
La discrimination existe mais on doit pas baisser les bras.
Je pense que l’égalité des chances qui est une suite intéressante à la lutte contre les discriminations qoit être inscrit comme une priorité nationale tel que l’a été le hadicap ou encore l’emploi des jeunes.
En effet, lorsque l’on parle d’égalité des chances on ne voit dans les médias ou les colloques que des personnes qui abondent dans le même sens et parfois celà done l’impression que les choses n’évoluen pas.
En eeft je pense que l’on devrait être plus pragmatique, car les diagnostics qui mettent tout le monde d’accord ça suffit!!!!
Volà des pistes :
Inscrire le CV anonyme non comme du volontariat mais comme un outil d’acceptation de l’autre par ces compétences et sa motivation et non sa couleur et son origine.
Inscrire l’origine géographique comme un handicap tel que la couleur de peau ou ses obédiances religieuses, car losque l’on habite à mantes la jolie et que l’on est diplomé (bac +5) il est encore difficile d’être crédible et rassurant dans le monde du travail.
-Afficher d’un label rouge (out!) et communiquer au maximum vers l’extérieur les entreprise squi font de la discriminations, afin que leur clients et l’opnion public sache rééllement ses pratiques en terme s de ressources humaines.
- Valoriser davantage toutes les entreprises qui favorisent l’égalité des chances.
- Arreter de stigmatiser les individus par leur lieu d’habiatation ou leur département : 93, 95, 78…
L’objectif est donc de faire évoluer les mentalités, car tout ne peux pas passer uniquement par « légiférer, légiférer », celà ne résoudra pas le problèmes.
Car c’est nos différences qui feront la différence !!!
Il faut voir en la diversité une chance pour la France et les parties politiques doivent continuer à oeuvrer dans ce sens.
Enfin je dirais juste pour conclure que L’UNION FAIT LA FRANCE !
Je constate un fort sentiment de discrimination dans la recherche d’un emploi. Le commentaire signé « le libanais » comme celui de mPo78 résument bien à mon sens les messages à faire passer en la matière.
En réponse au message de R.O., je suis d’accord pour dire que l’Etat en matière de diversité dans ses recrutements doit donner l’exemple.
Certes comme dans toute entreprise, les enfants du personnel peuvent être recrutés comme vacataires pendant la période estivale et je trouve cela bien naturel. Ils représentent toutefois une minorité des vacataires recrutés. Le mode privilégié de recrutement des vacataires est la lettre de candidature. Nombreux sont les personnes et les jeunes issus des quartiers sensibles qui sont recrutés par ce biais.
Il existe dans les Yvelines de multiples initiatives visant à promouvoir l’égalité des chances et en particulier à favoriser l’accès pour des jeunes des quartiers dits sensibles à des formations d’excellence grâce aux partenariats avec la direction des services fiscaux, HEC et l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines notamment.
Pour ce qui concerne en particulier le recrutement par la Préfecture, sachez que nous avons recruté quatre parcours d’accès aux carrières de catégorie C de la fonction publique (PACTE) qui bénéficient à des jeunes de moins de 25 ans qui ont quitté le système scolaire sans diplôme et sans qualification professionnelle.
Nous pouvons aller plus loin. Je suis d’accord avec l’idée de faire passer les offres pour des vacataires et pour des stagiaires à la Préfectures et dans les services de l’Etat aux missions locales des quartiers sensibles.
Pour finir de répondre à ce message, les vacataires ne sont pas « planqués » comme il est dit. Il ne s’agit pas d’« une promenade de santé » ; ils travaillent avec beaucoup d’efficacité pour suppléer aux absences. Si tel n’est pas le cas, nous mettons fin à leur contrat en cours et ce quelque soit leur milieu social ou leur origine.
J’ai été très sensible au témoignage de Sousou78 qui aide à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté et qui a subi dernièrement la colère d’un des jeunes qu’elle suivait dont l’expression en l’occurrence à son égard n’est pas excusable. Nous pouvons tous être confrontés à la violence à des menaces. Il faut généraliser le respect dans les quartiers.
La proposition de Monica consistant à développer des entreprises d’insertion me paraît être une excellente réponse au désoeuvrement de certains jeunes et au manque de débouchés.
Je retiens aussi l’idée de sankara de développer les formations dans d’autres pays pour les jeunes des quartiers
issus d’immigration, j’ai crée ma boîte dans un quartier très difficile, je sais qu’il y a un grand problème lié à l’employabilité des jeunes. Je pense qu’il faut privilégier les formations surtout dans d’autres pays parce que celà permettrait de montrer aux jeunes les chances qu’ils ont de pouvoir s’en sortir et celà pourrait aussi leur détacher de la racaille du quartier
Un rapport du Sénat paru en 2006 sur l’évaluation des politiques de la ville depuis 20 vingt préconisait :
- occuper 100% les jeunes des quartiers…..
Mais on s’interroge sur les moyens à déployer dans le contexte actuel et surtout avec un public sensible. Les jeunes qu’on suit dans les quartiers sont très éloignés de l’insertion ; les acteurs de l’insertion sont nombreux car on crée de plus en plus des structures intermédiaires de lien entre le public, la Mission locale, l’ANPE, etc. De plus en plus de professionnels de l’insertion sur le terrain mais l’offre d’emploi reste la même et loin d’être adaptée à notre public.
Actuellement, au titre de la politique de la ville Etat – CG – CR-Ville, il existe beaucoup de financement pour des actions plutôt d’animation, de « l’occupationnel » pour les jeunes, pour acheter quelque part, la paix sociale dans les quartiers………..Certaines sont très intéressantes car ils travaillent la citoyenneté au quotidien en imposant un cadre et des règles…….
Ma proposition est des privilégier et financer la création des entreprises d’insertion ( restaurant d’insertion, pressing, garage, supermarché ,etc) qui puissent embaucher les jeunes en difficulté d’insertion, travailler avec eux l’adaptation au monde du travail, dans l’objectif d’intégrer un jour une vraie entreprise……… De cette manière, on crée de la richesse par la production (auto-financement), même si c’est à petite échelle, les jeunes sont formés et valorisés en percevant un salaire, et à terme « les quartiers deviendront plus calmes »
Merci de bien voulour tenir compte de ma proposition.
Quelle belle idée que de créer ce blog pour discuter directement avec les populations .Pour revenir à ce point,il faut dire que tout est resté au niveau des discours.Les jeunes des quartiers dits »sensibles » souffrent fortement de cette stigmatisation.Je reconnais aussi que de leur coté ils en ont participé en ne cherchant pas à démentir ces préjugés.
Je voudrais dire qu’il faut plus d’une volonté politique pour changer le vécu dans ces quartiers.
Nous parlons bien ici de discriminations, ce me semble ! Mais quid des handicapés, moteurs ou mentaux ?
On constate de par les chiffres fournis par les organismes officiels de l’Etat un manque d’embauche dans le secteur public de personnes handicapées, alors que l’Etat se doit de donner l’exemple.
Un de mes amis, handicapé moteur, n’a pu trouver d’emploi dans le secteur public, car son handicap était « incompatible » avec la fonction proposée (accueil du public). Trouvez-vous cela normal ?
Monsieur le Préfet, si je ne me trompe, les entreprises de plus de 100 salariés se doivent d’embaucher 6% de leur masse salariale en personnes handicapées.
Qu’en est-il réellement du secteur public ?
Une illustration des propos de Christian de Lavernée sur les mesures visant à proposer des formations à des jeunes de quartiers dits sensibles : le dispositif « diversité sociale ».
La direction des services fiscaux et l’inspection académique des Yvelines ont signé une convention consistant, pour des cadres de la direction générale des impôts, à préparer aux concours de contrôleur et d’agent des impôts des élèves de BTS comptabilité – gestion des organisations. 4 lycées participent à ce dispositif, lancé en 2006, et reconduit en 2007 : lycées François Villon des Mureaux, Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, Evariste Galois de Sartrouville et Le Corbusier de Poissy.
Les premiers résultats de 2007 sont très encourageants : sur les 73 candidats admissibles dans les Yvelines au concours d’agent des impôts, 10 suivent les séances de préparation du dispositif « diversité sociale ».
en tant que bénévole au Secours Catholique j’essaie d’aider les personnes
qui tentent d’obtenir des cartes de séjour.
Je trouve honteux que la préfecture de Versailles ose traiter de cette manière les personnes qui font la queue le long du mur à 5 heure du matin pour esperer rentrer dans les bureaux à 9 heure et lorsque les 50 premiers sont rentrés le gardien vous dit de revenir le lendemain………
Ne serait -il pas possible de convoquer les personnes sur rendez vous de manière à les traiter dignement et non comme du bétail et encore je ne laisse pas mon chien dehors dans le froid pendant 4 heures pour rien
Une amélioration de cet accueil me remplirait de bonheur
Cordialement
M Bruyat
Monsieur le Préfet, tout dabord bravo pour cette initiative je constate que vous avez joué le jeu en répondant aux internautes, j’espère que cet outil restera disponible.
Concernant la question de l’égalité des chances, j’espère que le Président de la république en fera sa priorité et que le plan banlieue sera à la hauteur de nos attentes. Un secrétarait d’Etat : oui mais compte tenu de l’ampleur des inégalités cela doit relever directement du premier ministre afin que tous les partenaires relevent ce défi.
Céléborn, concernant l’emploi des handicapés dans le secteur public, l’Etat, les collectivites locales, leurs établissements publics autres qu’industriels et commerciaux et les hôpitaux ont l’obligation d’embauche des personnes handicapées dans les mêmes conditions que les employeurs du secteur privé.
Il s’agit de 6% de l’effectif total.
Le rapport sur l’emploi des travailleurs handicapés dans la fonction publique d’Etat de la Direction générale de la fonction publique (DGAFP) de 2004 indique que le taux d’emploi des travailleurs handicapés était
De 4,7% en 2004 dans la fonction publique d’Etat
De 4,5% dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière
Des progrès restent donc, à faire mais des efforts importants ont été réalisés depuis par les différentes administrations pour atteindre l’objectif de 6%.
En réponse à Bruyat : La résorption de la file d’attente des étrangers devant la préfecture est une préoccupation constante du service et à ce titre différentes solutions sont expérimentées, sans il est vrai parvenir à une fluidité de l’accueil.
Parmi les pistes mises en oeuvre figure la meilleure information des demandeurs :
- sur le rôle des sous-préfectures de Mantes-la-Jolie et de Saint-Germain en Laye en matière d’accueil des étrangers. On peut mentionner que le dépôt de la plupart des demandes de renouvellement des titres de séjour peuvent se faire en sous-préfecture, ainsi que le renouvellement des récépissés (à l’exception des demandes des étudiants). Cette information est relayée par l’accueil général de la préfecture, le service d’accueil téléphonique ou à l’occasion de contacts avec les associations
- sur le fait que la plupart des démarches peuvent être faites à un moment de la journée où l’affluence est moindre (et notamment l’apès midi : retrait de listes de pièces, prise de rendez-vous, retrait de titres …), toutes les procédures n’étant pas contingentées.
De plus le service a développé les réceptions sur rendez-vous (rendez-vous systématique pour les premières demandes de titres de séjour et depuis peu pour un certain nombre de renouvellement, notamment ceux entrepris dans le délai de deux mois avant la fin de validité du titre de séjour). Les procédures par « voie postale » ont également été développées (la liste figure sur le site internet de la préfecture), et continueront à l’être. S’agissant des rendez-vous, il est inutile que les personnes arrivent plusieurs heures avant l’heure du rendez-vous, comme cela se pratique actuellement.
Toutes les demandes ne peuvent pas être traitées par rendez-vous, essentiellement parce que la gestion des rendez-vous est en soi une charge de travail (qui va se faire au détriment du reste du travail) et par ailleurs tous les effectifs de la préfecture ne peuvent pas être dédiés au traitement des demandes des étrangers.
Vous pouvez tout à fait relayer auprès des personnes que vous suivez des réflexes simples pouvant leur être utile :
* être attentif aux dates de validité de leur titre de séjour (et faire les démarches de renouvellement deux mois avant cette échéance)
* s’adresser au bon guichet (préfecture ou sous-préfecture) ;
* veillez à se munir d’un dossier complet lors de le déplacement aux guichets ;
* respecter les dates de rendez-vous et ne pas demander des reports de rendez-vous sans raison valable ;
* si la procédure ne l’impose pas, privilégier un déplacement au guichet l’après-midi plutôt que le matin…
La mobilité des jeunes de quartier vers l’emploi est une piste de réflexion très intéressante.
Actuellement, les différents dispositifs d’action sociale (adulte-relais, les anciens emplois jeunes, etc.) déterminent l’embauche des jeunes issus des quartiers pour effectuer des missions de médiation, animation, lien social, etc.
Pour un certain public, cela est très intéressant et une professionnalisation apparaît avec le temps.
Ce qui me parait vraiment flagrant, c’est de voir des associations de quartier ou services municipaux qui embauchent que les « grands frères » pour s’occuper des enfants ou adolescents dans l’animation et il m’arrive de rentrer dans ces structures et dans la ½ h que je reste avec eux, j’entends l’ « animateur » au moins 3 fois : « Ferme ta gueule, sinon tu dégages ! »………..Est-ce qu’on peut travailler la citoyenneté au quotidien de cette manière ?
Des fois, embaucher en majorité ces jeunes dans les structures de proximité, peut être autant nuisible pour le public accueilli que pour le parcours professionnel réel de ces jeunes. Les embaucher près de chez eux ce n’est pas faciliter leur professionnalisation, ça peut être uniquement une solution de facilité ponctuelle……….
Ma proposition est de veiller à la mixité de recrutement dans les espaces jeunes et les centres sociaux des quartiers, « s’assurer que les animateurs de Mantes-la-Jolie puissent également être embauchés sur Versailles », car il y a besoin de mobilité et ouverture d’esprit de deux côtés………….
J’ai eu la chance de vivre en mixité, d’étudier ainsi et j’ai choisi d’aller travailler dans un quartier senbible.
Mon intégration n’a pas était facile, j’ai du me rendurcir et comprendre leur souffrance depuis 5 ans j’essaye de faire passer ce message que tout est une question de respect et de reciprocité;
Je pense qu’il faut absolument faire en sorte que ces jeunes sortent de leur guetto et s’engage dans d’autres villes ils ont des atouts majeurs à apporter à notre socièté
M. le Prefet faîtes que les recrutements se fassent de cette manière:
Faire venir des gens de l’exterieure pour qu’il puisse avoir une expérience très enrichissante cette double culture est une chance dans notre socièté et c’est d’ailleurs l’avenir de nos enfants.
-Les jeunes des quartIers doivent découvrir les trèsors de notre pays ailleurs que dans leur cité.
C’est primordial de s’extoriser et d’avoir des experiences diverses.
J’ai décidé de m’engager dans ma ville et d’aider mes concitoyens à avancer dans cette perspective c’est une mine d’or que nous avons et non une bombe, il suffit de donner sa chance à chacun sans préjuger.
Faîtes en sorte que le mot « mixité » ne reste pas que dans le dictionnaire mais qu’il est un sens réelle dans le quotidien
Dans les deux sens NOUS AVONS UN TRAVAIL DE FOND A FAIRE ET ENSEMBLE
Je suis moi même issue de l’immigration
Monsieur le Préfet,
Parler d’emploi et d’égalité des chances dans une société qui ne reconnaît pas la valeur humaine, c’est renier les fondements même de la République.
Depuis plusieurs années, on incite les jeunes à poursuivre leur études, à passer des diplômes, à sortir de la cité où ils ont grandis mais que leur propose t’on ensuite ? pas de travail à la hauteur de leur compétence ou de leur espérance; des postes d’animateurs pour jouer les « grands frères » auprès des plus jeunes dans une cité qui les a vu grandir…. je n’ose vous parler du discours entendu auprès d’organisme « compétents » du type Assédics ou A.N.P.E….. je ne pense pas non plus que les formations proposées soient réellement en adéquation avec les besoins réels des employeurs…. quand on parle d’égalité des chances….. égalité en quoi ? études ? travail ? possibilité d’évolution ? plan de carrière ? Non, malheureusement Monsieur le Préfet…. force est de reconnaître que la politique menée depuis de nombreuses années en matière d’emploi n’a pas eu l’effet escomptée…. avait’elle seulement un but ?
Parler aujourd’hui d’égalité des chances, c’est accepter que chacun d’entre nous doit faire des efforts mais, aussi, accepter que nous soyons tous différents et que chacun d’entre nous peut trouver un chemin différent pour parvenir à se sentir concerner.
Après la « discrimination positive » voici « l’égalité des chances…. et demain ???
La discrimination ne touche pas seulement les jeunes issus des quartiers en difficulté et/ou de l’immigration. Les seniors, les handicapés et les personnes ayant été incarcérées (qui ont payées leur dette vis à vis de l société) sont également écartées du marché de l’emploi.
Les seniors ont souvent une longue expérience qu’ils ne demandent qu’à transmettre, les handicapés un courage et un comportement au travail le plus souvent remarquable (moins d’absentéisme, plus d’aspiration à la formation, quand aux anciens détenus ou aux personnes « placées sous mains de justice » la réinsertion passe forcément par un premier acte de confiance de la société.
Christian Bezombes Association d’insertion « LIBRE A TOI »
Je n’ai pas de réponse , je n’ai que des observations et des questions sur ce thème…
Les travailleurs handicapés en ESAT ( ex CAT) n’ont pas le statut de travailleur au sens du code du travail alors qu’ils sont de plus en plus souvent soumis aux mêmes types de stress ( productivité , flexibilité…)
Qu’en pensez vous ?
Les jeunes suivis en mission locale sont, pour les plus difficiles d’entre eux orientés vers des actions de type occupationnel ( type chantier d’insertion, stages à répétition sans suite …) où ont va tenter de travailler sur leur comportement et seulement sur cela .
Que pensez vous de cette approche de la problématique?
Une personne jeune ou agée , handicapée , pouvant être suivie selon son age: en mission locale , par un PLI, un espace terrorial, ou une association lié a l’insertion, qui en plus est issue d’une zone dite sensible très médiatisée et enfin d’origine étrangère a t-elle des chances de trouver dans notre société une place digne ou elle ne sera ni assisté ni prise pour un parasite génant ?
Le polyhandicap social existe, travailler sur la dignité est une piste.
Ne serait -il pas intêressant de s’attacher à traiter les maux sans stigmatiser les personnes en leur demandant de se ranger en file indienne et d’attendre leur tour?
Merci de votre réponse même si tout cela pourra vous paraitre énigmatique.
GINETTE 78
message pour le chat
Monsieur le Préfet,
aujourd’hui il existe un véritable décalage entre les personnes chargées de suivre et d’aider les jeunes dans leur démarche pour trouver du travail : à mmon sens les missions locales et leurs conseillers sont a coté de la plaque, je vous demande votre réaction et vous propose d’initier en 2008 un véritable travail de partenariat avec les boites d’intérim. Les correspondants ont un véritable feeling avec nos jeunes des quartiers, la souplesse des missions et le niveau de qualification leur permet de se raccrocher à une vie sociale et professionnelle,
bravo pour cette prise de risque
notre ville,les mureaux ,et les zones sensibles.nos jeunes sont sans travail , logement Plusieurs jeunes diplomés sont confrontés à des problèmes de trouver un petit poste de travail..Si nous comprenons un peu que les sous diplomés connaissent ces^problèmes,il est inadmissibles que xeux qui ont des bac+5 ou autres soient confrontés à ces problèmes.
c’est dire qu’il faut des actions soutenues pour non seulement erradiquer le chomage des diplomés ,mais aussi former ceux qui sont sans qualification aucune.Le mçeme problème se pose aussi au niveau du logement.Comment concevoir que des gaillards de 25 ans continuent encore à loger chez ses parents dans des logements de F3,comme à la vigne blanche.Bougimonts?
Nous avons entendu votre réponse sur le recrutement de certains jeunes au niveau de la préfecture,mais nous pensons qu’il aller plus loin.Il faut une action simultanée avec tous les acteurs du bassin pour resoudre ce problème.
QUESTION D’ACTUALITE
STAGES EN ENTREPRISES – NOS REMARQUES
Le Ministère de l’Education Nationale annonce plus d’un demi million de stagiaires chaque année, en plus des stagiaires de la formation professionnelle.
Les médias aujourd’hui se font l’écho des manifestations des étudiants qui réclament un véritable statut aux stagiaires.
La création, récemment, d’une entreprise spécialisée dans le recrutement de stagiaires pour les entreprises n’est pas anodine et doit alerter.
Le fait pour les entreprises de faire des offres de stages en ligne ou dans des revues est un phénomène récent qui s’accentue, et dont il convient de prendre garde. En inversant les demandes, les stages ne sont plus liés aujourd’hui aux besoins de formation mais à ceux des entreprises.
Il est donc légitime de penser aujourd’hui que les stages bénévoles ou faiblement indemnisés remplacent les CDD. Pour s’en convaincre il suffit de parcourir les offres de stages des entreprises
(cf les propositions de novembre d’une revue professionnelle / http://WWW.en-stage.com & recrut.com / voir en annexe ) :
- profils des candidats : bac + 3, 4, 5 dont certains doivent avoir déjà effectué des stages ou avoir une première expérience, avec une liste impressionnante de qualités requises, bilingues, voire trilingues ;
- postes proposés en fonction des besoins des entreprises avec de lourdes responsabilités et à des dates de démarrage précises (et non plus en fonction de la formation)
- quant-aux rémunérations de 350 euros pour un chef de projet chez Lagardère voire 800 pour un ingénieur d’affaires remplacé au bout de 8 / 12 mois, cela reste un très bon calcul pour les entreprises. Certaines entreprises proposent même des indemnisations au pourcentage du chiffre d’affaires réalisé.
Il serait par ailleurs intéressant d’élaborer des statistiques d’embauche en CDI des entreprises, en fonction du nombre d’heures stagiaires dont elles ont bénéficié chacune. La consultation de sites Internet d’offres de stages permet de vérifier que, dans certaines entreprises, les stages proposés sont bien supérieurs en nombre aux perspectives d’embauche.
Il est prévu aujourd’hui l’indemnisation obligatoire des stages au-delà de 3 mois, d’environ 30 % du Smic (à négocier avec les partenaires sociaux). Notre expérience de plus de 15 ans, nous permet de faire plusieurs constats :
- seuls les stages bac + 4 ou 5 dépassent les 3 mois ce qui exclut de l’indemnisation la majeure partie des stagiaires
- les stages bac + 4 ou 5 peuvent durer de 3 à 12 mois (année optionnelle en entreprise ou de césure). Ce qui est bien peu indemniser les stagiaires, eu égard à leur niveau de qualification, au coût de leur formation, de l’hébergement, des transports…Certains d’entres eux font des prêts pour financer leurs études. Les indemnisations de stage proposées par les pays étrangers incitent dès ce moment les jeunes qualifiés à s’expatrier.
Il nous suffit d’étudier les parcours des jeunes dans les CV que nous avons archivés depuis des années pour relever que la plupart ont effectué plusieurs stages d’un à deux mois chacun pendant leurs formations et que certaines entreprises apparaissent très souvent dans lesdits CV ; une étude s’appuyant sur les conventions de stages signées démontreraient que des entreprises ont en permanence des stagiaires.
Les étudiants plus qualifiés effectuent d’ordinaire leur(s) stage(s), de 8 à 12 semaines en moyenne, après leurs formations et par conséquent pendant les vacances d’été, pendant les congés du personnel. La majorité des stages constitue donc un réservoir potentiel de travailleurs bénévoles.
Il existe par ailleurs des disparités dans le statut même de stagiaire puisque le stagiaire de la formation professionnelle est indemnisé, pour suivre sa formation, dès le premier jour par le Cnasea.
Plusieurs propositions pour éviter les dérives peuvent répondre aux besoins d’expérience des jeunes :
E Pour les jeunes non qualifiés de niveau égal ou inférieur à IV :
(parallèlement aux contrats de professionnalisation ou d’apprentissage)
- Instaurer des quotas annuels d’heures stagiaires par entreprise, en fonction de son effectif.
- Imposer un délai avant la signature d’une nouvelle convention non rémunérée.
EPour les plus qualifiés (niveau III ou plus) :
- Remplacer les stages par des conventions de durées variables, avec un taux de rémunération en fonction du niveau de qualification du jeune, du poste occupé, voire de l’ancienneté du stagiaire (abattement pendant la durée effective du tutorat).
EPour tous les jeunes :
- Rendre facultative la réalisation d’un stage en la désolidarisant de la validation du diplôme, (conseiller plutôt qu’obliger : les jeunes savent bien qu’il leur faudra de l’expérience en arrivant sur le marché du travail).
Nous sommes convaincus que ces propositions aideraient financièrement les jeunes, leur donneraient une motivation supplémentaire de s’investir dans les entreprises et permettraient la création d’emplois.
Il serait gratifiant pour un jeune qualifié d’être rémunéré en fonction de son travail.
Il serait aussi motivant pour un futur ingénieur d’effectuer un stage ouvrier, (obligatoire aujourd’hui dans son cursus), rémunéré au moins au SMIC dès le premier mois.
Des mesures ont déjà été prises, elles doivent être rapidement poursuivies car les jeunes qualifiés aujourd’hui, à défaut d’avoir des parents qui font des efforts pour financer leurs études et subvenir à leurs besoins, seront eux aussi en difficulté demain, si ce n’est pas déjà le cas ; le récent rapport du Député Laurent Vauquiez en fait le constat.
Fait à Brueil en Vexin, le 23/12/2006
Pour l’Association Ampliétude
Mirième Imensar
STAGES EN ENTREPRISES SUITE – NOS REMARQUES
Dans notre précédent bilan, nous relevions les dérives liées à la multiplication des stages en entreprises et à leur indemnisation dérisoire (pour peu qu’elle soit prévue), eu égard à la qualification des étudiants et au poste proposé.
En février 2007, une entreprise a été condamnée pour utilisation abusive des stages.
Récemment une élève ingénieur diffusait sur un serveur étudiant une offre de stage, sous la rubrique : « le comble pour un stagiaire !»
Offre : La DRH de la Redoute recherche un stagiaire pour prendre en charge l’ensemble du recrutement de ses stagiaires sur la métropole de Lille. Missions : recrutement et suivi des stagiaires (100 contrats par an), en collaboration avec les managers opérationnels (pour chaque stage, analyse du besoin avec l’opérationnel, rédaction de l’annonce et du profil du poste, choix des canaux de diffusion, tri des CV reçus, entretiens de sélection des candidats).
Une fois le candidat sélectionné, vous êtes garant (e) de son intégration au sein de la Redoute et de son suivi (gestion administrative, stage découverte, bilan de fin de stage).
A partir de Juillet/Août 2007, à temps plein pour une durée de 12 mois.
Etudiant en Ecole Supérieure de commerce ou en Master 2, spécialisation dans les ressources humaines. Première expérience en recrutement très appréciée. Bilingue anglais, maîtrise Pack Office, excellent relationnel, polyvalent, autonome, rigoureux, dynamique, finesse d’analyse…. 610 euros bruts mensuels.
Contact DRH Anne D. / e-mail : ecoles@redoute.fr.
Fait à Brueil en Vexin, le 30/06/2007
Mirième Imensar
A la demande du Président de l’Observatoire de la Vie Etudiante, en septembre 2007 nous lui avons rappelé nos propositions (bilan 2006) et nous avons également suggéré de suspendre les stages dans les entreprises pendant l’année qui suit un ou des licenciements, ainsi que la création d’une commission de contrôle du nombre de stages par entreprise (centralisation des stages sur site Internet).
Je suis prête à approfondir ces propositions, en travaillant en particulier avec le Collectif des stagiaires
Mirième Imensar
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir fait des études supérieures, à commencer par moi (sans vantardise aucune de ma part), mais je sais gré à la République de m’avoir fourni un travail.
je pense (mais cela n’engage que moi) que, si on veut s’en sortir et vivre correctement, il ne suffit pas de compter sur autrui, mais plutôt compter sur soi-même, ou plutôt sur ses chances. Autrement dit croire en soi, avoir une confiance en ses possibilités.
Oui ! Je sais ! plus facile à dire qu’à faire ! Mais un bon vendeur est une personne qui a foi en ses capacités ! Un gamin (19 ans à ce jour…) me demandait s’il pouvait intégrer l’Armée. A sa demande et avec l’accord de ses parents, nous sommes allé au centre de recrutement de l’Armée à Versailles. Il a été reçu par un officier et a pris de la documentation.
La balle est maintenant dans son camp !
Certes, la République se doit d’aider les plus faibles, mais il convient de croire en ses propres chances…….
Un plan biocarburant a été mis en place par le gouvernement français dès 2004. Mais les
biocarburants ne pourront jamais satisfaire les besoins énergétiques de la planète. L’hydrogène est plus apte à être le carburant de l’avenir. Mais sa production est un vrai casse-tête ! Plusieurs obstacles et barrières physiques doivent être franchis avant que l’on utilise l’hydrogène dans nos voitures. En plus des problèmes reliés à sa production, il y a nécessairement ceux qu’engendre la conception des moteurs des automobiles eux-mêmes. Il ne faut pas oublier l’aspect sécuritaire de l’hydrogène qui demeure un gaz très volatile et extrêmement inflammable. A 93 dollars le baril de pétrole, il est urgent que nos jolies têtes blondes, brunes, ou rousses soient orientés vers des études de recherches et aidées en ce sens ou que les études soient orientées en aval en fonctions des besoins du pays. Mais il me semble que pousse en France des écoles de coaching, relooker, phycologie, Architecture intérieure (remplacé par design d’espace), Art textile ( les entreprise chinoises ont de beaux jours devant eux) et impression Stylisme de mode, Maîtrise universitaire en lettres et sciences humaines, Maîtrise universitaire en théologie, Maîtrise universitaire ès Lettres…Je ne site pas les DEA tout ces apprentissages multiples qui engendrent tant de chômeurs pendant que des centaines d’entreprises recherchent du personnel qualifié.
Les enfants se lèvent entre 6h et 7h du matin pour se rendre à leur collège ou lycée. Dans les petites villes ou villages il y a souvent une heure de bus scolaire. Après leur journée chargée de cours, ils sont de retour entre 17h ou 18h selon leur emploi du temps. S’ils veulent rester dans la course de la réussite scolaire, ils doivent obligatoirement travailler chaque soir entre une ou deux heures. Si l’on observe l’amplitude de leur journée cela ne leur laisse pas beaucoup de temps pour les loisirs et le sport. Personnellement mon fils arrête son activité de judo car il n’a plus le temps de faire ses devoirs, il n’est qu’en quatrième. Par contre son collège centre d’examen n’accueil plus les élèves à partir du début juin. C’est aux parents de prendre leurs responsabilités, de conjuguer leur travail et la surveillance de leurs enfants. Je ne vous explique pas les conséquences de ce système aberrant dans les quartiers. Le lobi du tourisme prend le pas sur les besoins des jeunes. La scolarité devrait être mieux répartie, les vacances scolaires d’été sont bien trop longues (surtout pour les familles qui ne peuvent se payer des vacances). En les réduisant nous pourrions alléger les journées bien trop chargées des collégiens et de lycéens.
Existe-t’il des cours d’alphabétisation pour les jeunes des cités?
Je suis régulièrement choquée par le niveau de language de certains jeunes que je croise, et qui reconnaissent souvent qu’ils sont bêtement passés à côté de leur scolarité. Beaucoup le regrettent après coup, conscients de leurs lacunes et des portes qu’ils se sont fermés.
Pour une plus grande égalité des chances, ne serait-il pas possible de développer des cours d’alphabétisation dans les espaces de quartiers, facilement accessibles, spécialement destinés à ces jeunes ? Etant évident qu’ils n’iront pas fréquenter ceux des personnes arrivant de l’étranger!
De plus, n’oublions pas que celui qui n’a pas assez de mots pour s’exprimer, parle souvent avec ses poings…
Attention, ce « niveau de langage » peut parfois n’être que le code d’expression d’un « entre soi » derrière lequel se cache un bac +5…
Par ailleurs l’alphabétisation est une discipline s’adressant à ceux n’ayant JAMAIS été alphabétisés, et non aux lacunaires que vous semblez désigner. Illettrisme serait là aussi peut -être un bien grand mot. Avant de nommer toute réponse ou solution, ce qui semble faire défaut ce sont les outils de diagnostic permettant d’identifier les différents niveaux de besoin (et de demande?).
Mais plus que des cours, mon petit doigt me dit que ce qui améliore le niveau d’expression (beaucoup plus rapidement) dépend aussi de l’interlocuteur que l’on a en face de soi. Or quand la société d’accueil vous parle peu, ou vous renvoie une image à laquelle vous ne pouvez que vous conformer, des cours, cela voudraient dire une fois de plus : c’est à vous de travailler sur vous même, jamais à nous (société d’accueil) de mieux vous faire toute la place…
Réponse à Chéops:
Malheureusement Chéops, les jeunes dont je parle ont arrêté leur scolarité bien avant le bac…Ils parlent d’eux-même du grand malaise qu’ils ressentent lorsqu’ils doivent s’exprimer dans certains milieux, hors du cadre familial ou de leur quartier; Ils évoquent également les opportunités professionnelles (formations et emplois) auxquelles, malgré leur envie, ils n’osent postuler à cause de ces carrences linguistiques et du manque de confiance qui en découle (dû aussi à bien d’autres facteurs, nous sommes d’accord!).
Le terme de « cours d’alphabétisation » était peut-être mal choisi de ma part, il se trouve que les cours dont je parle se développent actuellement en milieu carcéral, pour des jeunes adultes ayant déjà suivi un parcours scolaire.
Le but étant dans mon propos simplement de REPONDRE A LA DEMANDE de jeunes adultes en leur donnant à tout âge la possibilité, malgré un échec total dans leur scolarité, d’accéder à l’acquisition de ces connaissances fondamentales.
Je refuse d’adhérer à la théorie du « tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à mieux travailler à l’école! »
Par contre, je suis totalement d’accord avec vous sur le fait que notre société d’accueil a d’énormes efforts à fournir afin de leur donner toutes les chances de se faire eux aussi une place au soleil.
En réponse à Ginette 78, la productivité exigée des travailleurs handicapés est reliée à la gravité de leur handicap ; cette productivité implique surtout le fait que les E.S.A.T sont ainsi invités à ne pas isoler leur production du marché du travail de droit commun. C’est aussi une façon de lutter contre la création de « ghettos » isolés du reste du monde économique du travail. Les ESAT remportent des marchés publics, des commandes importantes du secteur privé et c’est un plus pour les travailleurs handicapés.
Avec la paupérisation de nombreux Français, chez les nouveaux retraités, les familles mono parentales surtout les femmes, les Français du Centre et certains du Sud Est et beaucoup du Nord, la précarité gagne du terrain. Il faudra bientôt travailler sur « l’égalité des chances » non pas uniquement pour les quartiers sensibles mais pour tous.
A Hannah
Oui nous sommes d’accord, il s’agit de cours de remise à niveau.
Différents dispositifs se sont pourtant déjà succédés (TRACE et ses évolutions) On aimerait bien en connaître l’évaluation, le mode de mise en oeuvre (que l’on voit souvent dévoyée à l’arrivée, comme pour beaucoup de dispositifs bien pensés en amont)…
Faute de quoi, les même bonnes idées reviendront mais les mêmes erreurs recommenceront…
En évidence l’évolution de la conjoncture économique n’est pas favorable. En raison de la flambée du baril, la paupérisation aggravante d’une certaine couche de la population, la baisse du pouvoir d’achats, la croissance pourra t-elle atteindre les 2,5% ? Les quartiers sensibles pourront-ils rester une priorité ? Différents dispositifs se sont succédés, certes, à quel prix? Pour quels résultats?
Monsieur le Préfet,
Je souhaitai réagir par rapport à certains préjugés en apportant mon témoignage.
Je suis d’origine maghrébine, j’ai 28 ans et j’ai grandi dans les quartiers dits « sensibles » des Mureaux…et pourtant j’ai été recrutée en tant que vacataire à la préfecture, plus précisément à la mission ville. Ma candidature via l’ANPE a retenu l’attention parce que j’avais les compétences requises.
Je précise également que je travaille avec des personnes ayant des origines diverses et qui sont très impliquées: elles font un travail énorme quant à l’engagement des crédits.
A A.F
Je me permets de vous poser une question, si vous me le permettez : Combien de personnes d’origine maghrébine, africaine, ou autre ont eu la chance que vous avez ? J’ai un excellent ami d’origine marocaine, diplômé de l’Université Paris V (Sciences Humaines), mais qui ne trouve pas d’emploi.
En effet, la personne en question est bac + 5 et aucun employeur, vu le contexte actuel, ne pourrait le rémunérer en fonction de son niveau d’études.
Oui ! je sais ! Pourquoi ne passe t-il pas un concours de la Fonction Publique ? Facile à dire, n’est-ce-pas ? Vu le nombre de candidats pour le nombre de postes à pourvoir……
Bien amicalement